On demande au médecin si on peut les voir ? Il nous demande lequel nous voulons voir en premier, comme si on peut choisir lequel de nos enfants nous voulons voir en premier !
Je pensais qu'il était tous les deux dans la même chambre, mais la réalité en était bien loin.
Au moment ou nous posions d'autres questions, Sébastien demandait encore l'intervention du neurologue, donc nous avons été conduit dans le boxe des urgences auprès de Guillaume, et au moment ou l'infirmière nous fait rentré dans sa chambre, mon fils était étendu sur son lit, et à notre arrivée la première chose qu'il nous a dit; c'est : on a rien fait elle sait jeter contre nous !!!
Sur le choc, on n'avait même pas penser poser les questions OU QUAND COMMENT ?????
Mais là, est ce que c'était important, NON. L'importance était le désarois de mon grand, qui avait subit cet accident et qui s'inquiétait pour son petit frère. Car lui savait mieux que nous, il avait tout vu et tout ressenti.
On lui explique, que pour Sébastien c'est très grave, et qu'on attend pour allez le voir, il nous rétorque, "prenez moi pas pour un con , j'ai vu le sang sortir de sa bouche". à ce même moment, une infirmière vient nous chercher, et nous disons à Guillaume qu'on l'aime et que nous allons voir son jeune frère, il est agité, il ne veut pas être soigner tant qu'il sera pas pour Séb. Je lui promet de tout lui dire et que je ne le prendrais jamais pour un con !!
Et nous suivons l'infirmière, ce grand couloir des urgences avec tous ces boxes, et au fond une grande porte rouge, pareil aux feuilletons, qui s'ouvrent d'un coup sans toucher les mains, mais c'est pas un film, pas un feuilleton, c'est la vie de mon blondinet, notre famille.
Et là le choc, mon grand étendu, branché, il l'avait recousu en haut de son sourcil sur sa joue gauche, son oeil est bleu, comme un grand coup qu'il aurait reçu.
Le Neurologue est la, près de lui, je lui demande si je peux lui parler, et il me répond que Sébastien est dans un coma et qu'il ne peut m'entendre, et je lui dis que moi, sa maman, il m'entendra, je lui demande si je peux le toucher, il me répond OUI, donc je m'avance près de mon fils, et je le regarde mes larmes coulent, et je m'approche de son oreil, et lui murmure ces mots :
Tu es un petit con, il faut que tu te battes, je t'ai mis au monde pas pour te voir mourir, alors si tu te bats, je me bats avec toi.
Et je l'ai embrassé. Son papa était la aussi près de lui, et comme lui je me demandais ce que l'on faisait dans cet horrible cauchemar.
Qu'est ce qu'ils avaient fait pour mériter un tel cauchemar !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!